Le don d’organes, un geste essentiel pour sauver des vies
5 897 greffes d’organes ont été réalisées en France en 2019.
Si le don d’organes est un acte de générosité qui permet de sauver des vies, il n’en est pas moins régi par des règles strictes issues des lois de bioéthique. On fait le point sur ces modalités.
Le don d’organes repose sur trois grands principes :
- le consentement présumé : tout le monde est donneur, sauf si l’on a exprimé son refus à ses proches ou si l’on s’est inscrit sur le registre national des refus (Registrenationaldesrefus.fr).
- la gratuité : il est interdit de commercialiser des organes ou de demander une rémunération en contrepartie.
- l’anonymat : le nom du donneur ne peut pas être communiqué au receveur, et inversement (sauf dans le cas du don du vivant).
Quels sont les organes concernés ?
Les organes le plus souvent prélevés sont :
- le rein
- le foie
- le cœur
Mais on peut également greffer :
- un poumon,
- le pancréas
- les cornées,
- des parties de l’intestin,
- des tissus (os, artères, tendons…).
Quelles sont les conditions à remplir ?
Le don post-mortem, sans limite d’âge, est le plus répandu et représente 92 % des greffes.
Un don peut aussi être effectué de son vivant, à condition d’être majeur et que le receveur soit un proche appartenant au cercle familial ou une personne avec laquelle il existe un lien affectif « étroit et stable » depuis au moins deux ans.
Dans les deux cas, c’est l’équipe médicale qui valide la possibilité d’effectuer la greffe.